endurotracks, épisode de Troie, la chute de trop aaaahhhh !(la caduta di Troia)

Publié le par Taufflards Team

On en était là de nos pérégrinations matutinales, remontant lentement mais sûrement vers notre prochaine envolée, embardée serait plus exact, vélocipédique (j'aurai pu tenter de dire "en cyclopédique, mais je crains que ce soit le jeu de mots de trop...je ne souhaite nullement gâter la suite de ce récit. mon audience ne me le pardonnerait sans doute pas). tel Achille montant au front avec l'estomac dans les talons évidemment, vivi nous ouvrait la voie, répétant à qui voulait l'entendre que cette spéciale serait délicate à négocier en raison de la cassure du milieu qui s'annonçait particulièrement pénible pour nos petites constitutions. et nous, valeureux guerriers grecs, nous suivions, sur les talons d'Achille bien entendu, bien décidés à délivrer des griffes de l'infâme Pâris la belle et majestueuse Hélène...en réalité, à voir nos tronches on se croirait plus dans un épisode des Simpsons que dans des écrits de Giraudoux ou de Racine. en même temps, là où il y a des Simpsons, il y a de l’Homère.

bien, le temps passe vite et nous voilà remontant encore et encore. c'est que le début d'accord, mais si ça continue, ça va pas durer. on rejoint enfin la route qui mène au sommet du puy de sauvagnat. quelques centaines de mètres et on y est. je vais faire un petit tour, d'abord au pipiroom où je dépose encore 3 litres, puis au ravito, histoire de grignoter quelques menues bricoles, mais hélas (ou Hellas, pour rester dans le domaine du grec ancien), il ne nous est pas proposé un menu 4 étoiles. tant pis, j'en profite pour boire un peu d'eau, discutailler le bout de gras avec les jeunes qui font le service et je me dirige vers le départ de la 3.

c'est un sous bois de chênes et de hêtres, où il fait bon se reposer. la fraîcheur de l'endroit contraste avec la chaleur qui nous accablait il y a 2 minutes sur la liaison. on se prendrait à faire une petite sieste si le temps ne nous était compté. quelque part à la cime des arbres chantent les merles et les rossignols. un grillon, caché là dans les fougères ou sous un caillou, nous accompagne de son crin-crin strident. la lumière du soleil pénètre par endroits en rais fragiles et irréels. il fait bon et on rêverait que le temps s'arrête afin de profiter de l'instant. tout concoure à ce que l'on ne reparte plus afin de profiter de ces heures de quiétude sylvestre. tout à coup, le silence se fait. plus un bruit ne vient troubler l'ambiance bucolique du moment. le temps et l'espace ne font plus qu'un. un ange passe. même les oiseaux se sont tu pour mieux nous faire profiter de ce moment d'éternité. quelqu'un quelque part dans la file d'attente, innocemment lache une caisse...un ange trépasse.

dur retour à la réalité des choses. mon tour arrive. je m'avance, plaisante un peu avec les donneurs d'ordre. et c'est parti ! je manque m'étaler dès les premiers mètres, fidèle à ma dextérité. certains se marrent de me voir faire. comme je les comprends. je reprends le fil des choses tant bien que mal et fonce (!) vers le pierrier tant redouté. c'est pas grand chose mais d’entrée, je me rate et suis contraint de mettre un pied à terre. la suite ne vaut pas mieux. je passe en catastrophe le virage relevé en pierres, magnifique travail digne des temps anciens et continue mon trajet sur kaolin (le nom de cette spéciale) caha. une touchette ici sur cette souche, un frottis sur ce caillou qui me fait perdre encore du temps (et oui encore un frottis sans gain!), et me voilà déjà à la moitié du parcours. david m'a déjà rattrapé. j'arrive à la fameuse cassure où je vois david, l'autre, celui au poignet dans le formol qui me regarde et me fais signe que, non, non, c'est pas la peine d'y aller, en secouant la tête et en faisant la moue.

ça va, j'ai compris. tu ne veux pas que je prenne des risques et que j'abime le vélo de cyril, c'est ça ? pas de problème, je prends l'échappatoire, mais faudra pas me dire après coup que je ne progresse pas. je surmonte ma frustration et m'embarque dans l'échappatoire où je manque par 2 fois de me vautrer, fidèle à mes capacités techniques. david m'emboite le pas. on dirait un convoi ferroviaire. c'est un peu notre passage en vos trains (écrivain, scénariste. ouais, ok; celui-là il vient de loin, mais c'est un hommage à Mister Love qui est encore en convalescence. bon courage, Karim !).

david me double (je le laisse passer, surtout) et je tente d'accrocher sa roue. j'y parviens sur quelques dizaines de mètres, jusqu'à ce que 2 concurrents me rattrapent et klaxonnent pour que je les laisse passer. beau joueur, je m'exécute bien que la trace soit très étroite et sinueuse et j'en perds le contact avec david. je finis à la rue, comme d'habitude et rallie l'arrivée sur un rythme plus proche de l'escargot apoplectique que du fantassin grec de retour de Troie et qui voit que la porte de sa maison est ouverte dans l'attente du retour du héros. prépare- toi ma fille, ça va être ta fête.

à l'arrivée, je constate que seb 3 est au plus mal. suite à une chute dans la cassure, il se tient l'épaule et nous fait comprendre que la suite va être compromise pour lui.

suspens, suspens, quand tu nous tiens (je vous sens frissonner d'effroi à cet instant)...mais que nous réserve la suite de cette épopée magnifique ? sais pas, mais ça va être vachement bien.

Die Folge in nächst Episode !

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Greg 20/05/2015 21:18

Ce type est fou... Mais c'est ce qu'on dit de tous les génies et visionnaires!
La SP4 étant ma préférée, j'ai hâte de voir ce qu'elle t'a inspirée!