enduro tracks, enduro d'cracks !

Publié le par Taufflards Team

By popular request of my friend Medhi, here is coming my report (i hope short it'll be) about this wonderful event that occured yesterday in this fabulous area located nearby La Jonchère, the singletrack mountain bike park (sorry buddy, but as my english is not perfect and by the fact that not everyone can simply read (and i'm not talking about money, money !) english, i've got to go on in french, as much as possible in an understandable french. (thank you for your complimentary and for the job you've done yesterday. big up, bro !).

now, open the fridge, pick up a booze, take a chair, here we go !

Voici quelques semaines, certains de mes imbéciles de partenaires relançaient l'idée saugrenue et complètement dénuée de sens, pour qui possède encore un peu de sens commun, de se lancer pour la 2ème année consécutive à l'assaut des pentes du puy de sauvagnat, sis sur la commune de La Jonchère à l'occasion de la 2ème édition de l'endurotracks organisée par nos amis de Singletracks Asso.

Ayant oublié à quel point cela avait été difficile pour ma pomme l'an passé en raison d'un manque évident de condition physique, mais aussi et surtout d'un flagrant défaut de bagage technique, je me lançais encore une fois bêtement dans l'aventure.

Cette année ma préparation physique à base de sorties d'une intensité rare, agrémentée de séances techniques rarement intenses ma permis d'aller au bout sans vomir. Ce qui ne fut pas le cas quelques minutes avant le départ où je manquais dégobiller mon p'tit déj' sur les pompes des copains. Les esprits chagrins ne manquèrent pas de me faire remarquer que le stress commençait à faire son oeuvre (stress, mon cul, oui. j'ai avalé un moustique gros comme un hérisson. c'est les piquants qui passent pas !). bref, physiquement, je me sentais pas trop mal pour une fois, le fait de n'avoir pas joué à ce sport de cons qu'est le football depuis 2 semaines devait sans doute y être pour quelque chose (je dis "sport de cons", je sais de quoi je parle, j'ai joué pendant 25 ans ! j'ai une bonne base !).

Donc, rendez-vous était pris pour le 17 mai, 8h15 pétantes et des brouettes en haut du site.

Dernière petite sortie de préparation (!) le jeudi précédent afin de rester dans l'ambiance et là, c'est le drame. En lavant le vélo, je voulais que ça brille, y a que comme ça que je peux éblouir les gens, je m'aperçois que celui-ci n'a rien trouvé de mieux que de se suicider à petit feu en se faisant une fissure sur la base gauche, de là, jusque là. Du coup, patatras, à l'eau la sortie sur l'enduro. en catastrophe, je contact Charp, président du Singletracks asso et PDG du Mountain Bike Zone shop afin de voir s'il n'aurait pas un vélo en location à me fournir. Pas de réponse, la haine ! je vais devoir laisser tomber, à mon grand regret, moral à zéro.

je contacte Cyril pour le prévenir que je ne serais pas au rendez-vous à cause que, et, là, miracle, il me dit qu'il a un vélo à me prêter. l'espoir renait. on se voit le lendemain à l'AG du club (au fait, j'en profite pour signaler que le Taufflard Team n'est plus situé à Pageas, mais a migré vers la commune de Les Cars. l'annonce officielle devrait être faite rapidement sous réserve d'acceptation de la mairie d'accueil bien entendu) et j'embarque le vélo (un superbe Foxy, avec BOS en 160 et tout l'équipement qui va bien !). j'ose à peine monter dessus tellement il est différent de mon pauv' BH (et beaucoup plus propre aussi). petite sortie le samedi matin afin de régler le bike à ma main dans la mesure du possible et de se familiariser un peu avec l'objet puis, zou ! c'est parti !

Dimanche matin 17 mai 2015, 3h du mat'. et merde, c'est un peu tôt pour se lever. encore trois bonnes heures de sommeil, histoire d'être frais, faut donc se rendormir. ce que je fis à 6h15.

6h20, le réveil sonne ! saleté de réveil de m.... ! pourquoi ? POURQUOI ? pour aller se foutre la tronche en biais dans un sapin ou sur un rocher, tiens ! c'te question. je saute du lit, je saute dans mon short, je saute la moitié du p'tit déj', je saute dans la bagnole, je saute de joie à l'idée de retrouver les copains, je saute sur un faisan qui traversait la route, je saute d'un virage à l'autre. vous l'aurez constaté, je suis très saut en ce 17 mai grisâtre.

Arrivé chez Cyril, on embarque les bikes. Seb 3 nous a rejoint (il n'a pas de vélo d'enduro, alors David, blessé à l'enduro d'Accous, un poignet dans le formol, généreusement, le loufiat, lui a prêté son De Vinci. ça aura son importance,vous verrez). on file alors vers notre destin.

50 minutes plus tard, on est dans la montagne. le brouillard s'est posé sur le puy et on a du mal à distinguer les arbres sur la pente. on a froid. on grelotte. ça sent la pluie et l'angoisse. le vent frais nous saisi et l'on se plaint de s'être levé si tôt pour venir se les cailler menu dans cet endroit lugubre. il y a des sapins à perte de vue, quelques hêtres centenaires. des chênes aussi nous regardent de toute leur hauteur. et nous comme des glands, on se les gèle dans ce paysage tristounet qui à première vue, n'a d'intérêt que parce qu'il y a de la pente, partout. et pis c'est tout.

On s'approche du départ afin de récupérer les plaques. on n'a pas fait 50 mètres que déjà on est mis à contribution. un jeune garçon qui attendait sagement sa maman dans sa voiture, a constaté que le véhicule, garé dans une pente, recule tout doucement et s'approche dangereusement de la voiture garée derrière lui. pendant que, n'écoutant que mon courage, je me jette sous le X3 (putain, c'est lourd ces caisses là !) pour le retenir, seb 3 s'en va chercher un caillou pour caler la roue. ce qu'il fait avec bravoure. je monte dans la voiture et constate que le frein à main n'est pas super serré pourtant il y a bien une vitesse d'engagée, mais c'est la marche arrière ! pas de commentaire, on constatera seulement que même lorsqu'elles ne sont pas au volant, les femmes sont dangereuses en voiture ! (désolé, Nathalie, je pouvais pas ne pas la faire).

bon, on est venu pour faire du vélo, ou pas ? on s'approche du lieu de départ. comme c'est beau tous ces gens en habits fluo ! on dirait une convention de Stabilo boss. y a du rouge, du bleu, du vert, du jaune (encore que, le jaune est-ce beau ?). c'est magnifique !

On boit un café pour se réchauffer, on discute de droite et de gauche avec d'autres concurrents qu'on a plaisir à retrouver, on reçoit encore plein de compliments au sujet de notre enduro (merci les amis, ça fait chaud au cœur!) et on se fait littéralement attaqué par une myriades de moustiques vengeurs et affamés qui n'hésitent à se jeter sur nous pour nous piquer jusqu'au trognon. Etant allergiques à leurs piqûres et ayant prévu le coup, j'ai revêtu des chaussettes longues, mes genouillères et un short long, un t-shirt long , des gants longs. sur ma droite, je vois même un Christophe en col long.

ça y est le briefing à lieu. Charp est au point, il bafouille à peine (le froid sans doute, l'émotion sûrement). face à lui, tout un tas d'individus bariolés ponctue ses paroles de gestes amples et répétés, qui d'une tarte dans la gueule de son voisin, qui d'un vengeur revers de main sur le nez du copain religieusement pendu aux lèvres du maître de cérémonie, tentant de trucider par amour du génocide culicidaire ces saloperies volantes et sanguinaires qui ne cessent de nous assaillir de fracassantes et vrombissantes attaques dardées de venimeuses intentions.

quelques minutes nous séparent maintenant du départ sur la spéciale 1. on part s'échauffer. je manque donc de gerber sur les pompes de mes acolytes comme dit plus haut. je tente une petite descente dans de la caillasse; c'est une première pour moi avec le foxy. ça m'a l'air confortable. il va me falloir du temps sans doute pour m'habituer à ses réactions, mais pas autant que lui pour s'adapter aux miennes. je remonte vers le lieu de départ et prend ma place dans la file d'attente de la spé 1. une p'tite pause pipi s'impose. 3 litres plus tard, je réintègre la file et sent le palpitant qui commence à vouloir sortir de sa cage. c'est rien, c'est du bon stress, ça ! les copains sont déjà partis. dans 30 secondes ça sera à moi. j'oublie de vérifier, c'est dire à quel point je suis sérieux et concentré, que la selle est baissée et que je suis sur un développement adéquat. j'ai à ce moment une pensée pour Andrew mon voisin anglais qui me disait hier encore après quelques litres de bière tiède "and for the victory, you go !)

compte à rebours et c'est parti. doucement quand même, je suis pas chaud. la selle est trop haute, je tente de la baisser, je rate le bouton, je recommence. dans le même temps, je constate que je mouline trop, j'essaye donc de descendre quelques rapports. j'aborde un premier pierrier, tout bête, tout simple. je ralentis légèrement, j'engage dans la caillasse, je relance et là, RIEN ! ça n'avance plus. ça tourne dans le vide. un gars me crie "le dérailleur ! le dérailleur !". je m'arrête pour constater les dégâts. David venu en spectateur me crie que ça commence bien. effectivement, j'ai pas fait 50 mètres ! mes chances d'être sur le podium Taufflard viennent de partir en fumée (ou en vrille, c'est comme on veut). j'essaie de remettre la chaine. ça merdoit. une fois, 2 fois. enfin, je repars. sur un rythme merdeux. je me fais brasser dans tous les obstacles. pourtant la trace est plutôt facile. rien à faire, je suis pas dedans. je tente de me faire violence, je prends un peu de vitesse et BLAM ! première embrassade avec mère nature, en la personne d'un chêne pédonculé (c'est pas un gros mot !). je repars,...pas. Le cintre se trouve maintenant parallèle à la roue. faut redresser, y a pas. ça risque d'être chaud pour finir comme ça. je reperds encore du temps à redresser la barre et repars dans ma folle dérive la mort dans l'âme, plus brassé qu'un yahourt bulgare. enfin, c'est l'arrivée de cette spéciale. derrière moi, ça bouchonne. on se retrouve à 4 au même moment sur la ligne ! le dernier du troupeau gueule comme un veau pour qu'on le laisse passer. y a pas la place, où veux-tu qu'on aille ? je me pousse au plus loin et finit cette spéciale à pieds. ça commence bien sur cette spéciale. j'ai déjà pris au moins 15 minutes dans la vue par les copains ! furax, je tente de repartir sur la liaison mais le dérailleur grince des dents, syndrome de bruxisme ou défaut de réglage ? vous en saurez plus lors du prochain épisode.

TO BE CONTINUED

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Bessou 18/05/2015 15:24

Je file refaire le plein de pop-corn et j'attends la suite avec impatience !!